mardi 11 novembre 2008, par Sophie bottière
Le bottier procède maintenant au montage du premier sous bout. Il en profite pour régler le débordant. C’est à dire qu’il laisse une lisse égale tout autour de la chaussure.
Sur cette photo (ci dessous), on voit bien le film qui protège la tige pendant l’exécution de la chaussure. C’est un film similaire au film alimentaire mais plus épais.

Plusieurs sous-bouts ont été empalés les uns dans les autres. C’est à dire que l’artiste a planté les clous, qui seront ensuite coupés à mi-hauteur. C’est sur eux que le sous-bout suivant sera martelé afin qu’il s’y empale. Ce type de montage est quasi-indestructible.
Il convient absolument d’éviter que les nouveau clous ne viennent chasser les précédents. C’est toute la science du bottier qui est mobilisée durant cette phase.

Le talon est maintenant tranché à l’aide d’un tranchet courbe afin de lui donner sa forme. Je trouve que ce type de talon avec une queue de talon courbe est particulièrement élégant.

Contrairement aux chaussures sur mesure, qui ont généralement un bont bout en cahoutchouc, il arrive que l’on pose sur le talon d’une paire de mesures une série de chevilles en laiton. Ce qui est bien plus beau mais s’use néanmoins plus rapidement que le caoutchouc.

Passage du fer à lisse.

Mise en couleur de la lisse et du talon. Ceci se fait à l’aide de "déforme" mixture spéciale servant à colorer la lisse. En règle, celle ci doit toujours être pus foncée que la tige.

Passage du fer à queue de talon.

